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Patisserie Frédélian – Une histoire de famille

C’est en 1939, que Fred et Liliane (Frédélian) ont créée une pâtisserie à leur nom, celle qui est devenue au fil des années le lieu incontournable du Ferret question douceurs. De retour de la plage, d’une virée en bateau ou juste par gourmandise, on en profite pour s’offrir une pause glaces, crêpes au chocolat ou savourer leurs gaufres chantilly maison. On fait la queue, les pieds-nus encore couvert de sable, la vareuse mouillée des embruns, au milieu des familles, des ados bobos qui draguent la parisienne, des surfeurs affamés qu piétinent dans la file d’attente. Personne ne peut résister à leurs croissants aux pignons, chocolatines, canelés, Trains de Plaisir. Personne !… Il y a encore quelques années, avant que Frédélian ne soit revendu à prix d’or (avec ses recettes conservées secrètement chez le notaire), Mme Michaud mère tenait la caisse, faisait la police à ceux qui ne respectaient pas les files d’attente aux glaces ou crêpes ( on s’arrangeait avec mes copains à l’époque pour que l’un d’entre nous sorte avec la fille qui bossait l’été aux crêpes et gaufres, et en temps que surfeurs affamés c’était bien pratique pour en avoir gratos ! ). Assise derrière son comptoir, Madame Michaud rédigeait au crayon papier et sans calculette les additions (bien salées pour autant de sucré ! ) sur les cartons à crêpe ou des morceaux de boîte à gâteaux endommagées…Un vrai poème que vous pouviez déchiffrer en emportant vos achats. Aujourd’hui encore, personne ne résiste à l’appel de Frédélian à partir de 17 heures !…